SONDAGES, SONDAGES !!!

 

 

Les français et l’Euro :

 

Méthodologie : Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées du 24 novembre au 1er décembre 2005. Cible et échantillon : 1 000 personnes âgées de 15 ans et plus, représentatives de la population française. Représentativité assurée par la méthode des quotas (sexe, âge) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Sondage réalisé par Téléperformance France, département études, sous la direction de Hervé Lequang (www.téléperformance.fr) pour Ethic et Economie Matin.

 

47% des Français sont favorables à un retour du franc

 

46% des Français sont contre le retour du franc

 

7 % des français ne se prononcent pas

 

Ce qui signifie que 50, 5 % des français qui se prononcent sont favorables au retour du FRANC !

 

 

 

Les Français et la Constitution Européenne

 

Sondage LH2-Libération réalisé les 12 et 13 mai 2006 par téléphone sur un échantillon de 1.004 personnes (méthode des quotas).

 

Il ya un an le NON l’avait emporté avec 54,7 % des voix

 

Si un référendum avait lieu à nouveau :

 

98 % des français ayant voté NON revoterait et seuls 1 % ne revoteraient pas

 

89 % des français ayant voté OUI revoterait et 10 % ne revoteraient pas

 

Conclusion : en cas de nouveau référendum : le NON obtiendrait probablement 58 % des voix

 

 

 

Les français et l’Europe

 

Cette étude a été réalisée par l’Institut BVA par téléphone du 19 au 20 mai 2006 auprès d’un échantillon de 955

personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Echantillonnage par la méthode des quotas : sexe, âge, profession du chef de famille, après stratification par

région et catégorie d’agglomération.

 

 

 La France devrait transférer plus de pouvoir au niveau                               18 %

européen, et plus de décisions devraient être prises par

l’Union européenne en bloc, plutôt que par les membres

Particuliers

 

 

La répartition actuelle des pouvoirs entre les Etats                                       16 %

membres et l’Union européenne est satisfaisante

 

La France devrait rester dans l’Union européenne, mais                             43 %

plus de pouvoir devrait être redonné aux niveaux

nationaux et locaux, et l’Union européenne ne devraient

pas devenir plus puissante

 

La France devrait quitter l’Union européenne                                               10 %

complètement

 

Ne sais pas                                                                                                             3 %

 

La majorité des français pense donc que notre pays devrait reprendre une bonne partie des prérogatives cédées à Bruxelles et de surcroît 10 % d’entre eux estiment que la France devrait quitter l’Union Européenne, alors qu’aucun parti aujourd’hui n’appelle officiellement à un tel bouleversement.

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UN SONDAGE  LH2  ANNONCE

QUE 58 % DES FRANCAIS

SE SENTENT PLUS Français QU’EUROPEEN

Selon un sondage réalisé par LH2 pour la nouvelle vague du Manifeste 20 Minutes-RMC, 58% des sondés déclarent en effet se sentir «plus français qu'européens». Un chiffre constant, dit-t-on, depuis 1992 et les premières enquêtes menées par la Commission européenne, "en dépit de quatorze années marquées par le passage à l'euro et de l'adoption de plusieurs traités"... Là encore, il fallait probablement lire "à cause de quatorze années..." 

Postulant que l'Europe - confondue avec le processus supranational en cours - est forcément un "
rêve", l'article semble s'étonner de la réticence des Français, treize ans après le virage fédéral de Maastricht et ses premières répercussions, à vouloir se défaire un peu plus de leurs habits nationaux pour plonger tous nus dans le torrent européen. La "citoyenneté européenne" ayant été décrétée par Traité, qu'attend donc cette bande de ploucs qu'on appelle encore un peu "les Français" et qui vote mal, pour larguer la France et sa démocratie, au profit du vaste magma continental gouverné de Bruxelles, Francfort et Luxembourg par une poignée de sachants cooptés et indépendants ?

Le résultat du sondage est évidemment à rapprocher du sondage LH2 pour Libération réalisé en mai 2006 qui révélait, un an après le rejet massif à 54,7% de la Constitution européenne, que les électeurs du "non" ne regrettaient rien à 98% tandis que 10% des électeurs du "oui" le regrettaient. Autrement dit, ce qu'aucun analyste n'a osé conclure, les Français ne se contentent pas de persister dans leur "non" à cette
Europe là, ils l'amplifient. Et après un simple calcul , on observe que 58 à 60% des Français rejetteraient aujourd'hui la Constitution européenne...  

Un coup d'Etat constitutionnel au programme de nos "démocrates"

Ce nouveau sondage sur l'humeur européenne des Français présente un autre intérêt, celui d'entrer dans le détail de quelques dispositions concrètes du Traité rejeté. On apprend ainsi que seuls 14% des Français jugent prioritaire l'élection d'un président européen, 15% une armée commune, 18 % une police européenne.
Voilà qui renvoie dans ses buts le candidat Sarkozy parti récemment promettre tout cela, lors d'une quasi visite d'Etat à Bruxelles. Rappelons que les dirigeants européens actuels, comme les candidats des "grands" partis à l'élection présidentielle française jurent en effet de recycler d'une manière ou d'une autre la partie constitutionnelle proprement dite (partie
I) et de la faire ratifier cette fois par voie parlementaire.
En d'autres termes, voici des "démocrates" qui inscrivent un coup d'Etat constitutionnel à leur programme électoral ! Et une fois la tête de l'Europe constitutionnelle sortie, le reste du corps de ce Traité refusé par la France et les Pays-Bas, suivra aisément.

Rappelons qu'une fois la partie I adoptée, avec le champ indéfini des pouvoirs de la Commission et de la Cour et le mécanisme des "clauses passerelles" - qui permet sans trop d'obstacles de communautariser (monopole d'initiative de la Commission, vote à la
majorité, interprétation de la Cour) le peu de compétences qu'il reste encore aux Etats -, l'Union pourra finir d'accoucher aisément des parties II et III. D'ailleurs, la charte des droits fondamentaux de la partie II - qui s'oppose presque point pour point à notre Déclaration des droits de l'homme et des citoyens de 1789 - bien que non ratifiée le 29 mai 2005, est d'ores et déjà utilisée comme base juridique par la Cour de Justice européenne dans une centaine d'arrêts ! Quant aux  dispositions de la partie (III) économique et sociale, une partie est déjà en vigueur et l'autre pourra parfaitement se glisser dans des directives, règlements, arrêts de jurisprudence ou dans le traité (via la "passerelle"), c'est à dire en tous cas loin de toute ratification nationale et loin du regard des peuples.